Les Gosanke

Les « Trois Rois » du bassin : Le Top 3 des variétés de carpes Koï les plus connues

Quand on commence à s’intéresser aux carpes Koï, on se retrouve vite submergé par la richesse du vocabulaire japonais. Entre les Asagi, les Ogon ou les Shusui, il y a de quoi perdre la tête ! Pourtant, dans le monde des passionnés, un groupe surclasse tous les autres en termes de popularité et de prestige : les Gosanke.

Ce terme désigne le trio royal des Koï. Si vous visitez un élevage ou un concours, ce sont elles qui attirent tous les regards et atteignent souvent les valeurs les plus élevées.

Découvrons ensemble les 3 variétés de Koï les plus connues au monde, celles qui forment l’âme de tout beau bassin.

1. Le Kohaku : L’élégance absolue en rouge et blanc

C’est le point de départ de tout amateur. Un vieux proverbe japonais dit d’ailleurs : « Le passe-temps de la carpe Koï commence avec le Kohaku et se termine avec le Kohaku. »

kohaku et tancho

 

La recette du Kohaku est simple en apparence, mais terriblement difficile à perfectionner pour les éleveurs :

  • La base (Shiroji) : Elle doit être d’un blanc pur et éclatant, presque comme de la neige.

  • Les motifs (Hi) : Des plaques d’un rouge profond, intense et uniformément réparti sur le corps, sans baver sur les nageoires ou la queue.

Un bon Kohaku se juge à l’équilibre de ses taches. C’est le symbole ultime de la pureté et de la persévérance.

2. Le Taisho Sanke : La touche de nacre et d’encre

Souvent appelé simplement « Sanke », cette variété introduit une troisième couleur cruciale : le noir (Sumi).

taisho sanke

 

Pour faire simple, imaginez un Kohaku (blanc et rouge) sur lequel un artiste aurait délicatement déposé de petites touches d’encre noire.

  • La règle d’or du Sanke : Les taches noires doivent être de petite taille, bien définies, et se situer principalement sur le dos du poisson, au-dessus de la ligne latérale.

  • La tête : Elle doit impérativement rester propre, c’est-à-dire sans aucune marque noire. Seuls le blanc et le rouge y ont droit de cité.

C’est un poisson extrêmement dynamique visuellement, qui apporte un magnifique contraste géométrique dans l’eau.

3. Le Showa Sanshoku : La puissance du noir dominant

À première vue, le Showa (ou Showa Sanshoku) ressemble beaucoup au Sanke puisqu’il partage le même trio de couleurs : blanc, rouge et noir. Pourtant, leur esthétique et leur histoire sont totalement différentes.

Showa Sanshoku

 

Alors que le Sanke est un poisson blanc « habillé » de rouge et de noir, le Showa est techniquement un poisson noir sur lequel apparaissent des motifs blancs et rouges.

  • Le look : Le noir (Sumi) se présente sous forme de larges bandes puissantes qui s’entrecroisent et enveloppent littéralement le corps du poisson.

  • Le détail qui change tout : Contrairement au Sanke, le noir du Showa monte obligatoirement sur la tête (souvent sous la forme d’un motif en V ou en éclair) et est présent à la base de ses nageoires pectorales (Motoguoro).

Le Showa dégage une impression de puissance et de force brute très recherchée par les collectionneurs.

En résumé : Comment les différencier en un coup d’œil ?

Pour votre prochain passage au bord du bassin, voici un petit tableau mémo très simple pour briller en société :

Variété Couleurs Signe distinctif majeur
Kohaku Blanc + Rouge Zéro noir. Simplicité et pureté.
Sanke Blanc + Rouge + Noir Petites touches de noir uniquement sur le dos. Tête propre.
Showa Noir + Rouge + Blanc Grandes bandes noires. Du noir sur la tête et à la base des nageoires.

Le saviez-vous ? Ces trois variétés représentent à elles seules plus de 70% des poissons présentés lors des championnats mondiaux de Koï.

N’hésitez pas à découvrir nos autres articles dans notre blog pour tout savoir sur les carpes Koïs !

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