🐟 Carnet de bord : La naissance de nos Tamasabas et la gestion de la nurserie !
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S’il y a bien un moment magique dans la vie d’un bassin, c’est la période de reproduction. Aujourd’hui, nous allons parler d’un poisson particulièrement attachant : le Tamasaba. Avec son corps tout en rondeur et sa longue queue simple, il est de plus en plus prisé. Mais que faire lorsque l’on découvre une ponte et que les premiers alevins éclosent ?
La règle d’or : les protéger. Sans intervention de votre part, ces minuscules créatures finiront rapidement au menu des poissons adultes. Voici comment j’ai géré l’arrivée de nos bébés Tamasabas, étape par étape.
🛠️ Étape 1 : Le bricolage de la nurserie flottante
Pour que les alevins grandissent dans les meilleures conditions, il faut les isoler tout en leur conservant la même qualité d’eau et la même température que le bassin principal. L’astuce ? Fabriquer une nurserie sur-mesure !
Comme vous pouvez le voir sur la photo, nous avons utilisé une simple caisse en plastique transparent. À l’aide d’une perceuse, nous avons percé une multitude de petits trous sur les parois. Ces trous doivent être suffisamment petits pour que les alevins ne s’échappent pas, mais assez nombreux pour permettre un bon renouvellement de l’eau.

Une fois préparée, la caisse est suspendue et flotte directement dans le grand bassin. C’est un système « D » peu coûteux et extrêmement efficace pour garder un œil sur l’évolution de la portée !

🌿 Étape 2 : Créer un environnement naturel et sécurisant

Un bac en plastique nu est bien trop stressant pour des nouveau-nés. Il est indispensable d’y recréer un micro-écosystème.
Sur la photo vous remarquerez qu’il y a des lentilles d’eau et quelques plantes flottantes à la surface de la nurserie. Cela a plusieurs avantages :
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L’ombre : Les plantes tamisent la lumière du soleil, évitant la surchauffe de l’eau dans le bac en plastique et réduisant le stress des petits.
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Le garde-manger : Les racines de ces plantes, que l’on devine sur le cliché, sont de véritables refuges. Les alevins adorent s’y cacher. De plus, ces racines abritent des infusoires (de minuscules organismes microscopiques) qui constituent l’alimentation de base des alevins lors de leurs tout premiers jours, avant qu’ils ne soient capables de manger de la poudre ou des nauplies d’artémias.
🔎 Étape 3 : L’observation des alevins

C’est le moment le plus gratifiant de l’élevage ! Regardons de plus près les stars du jour.
Sur les photos macro on peut observer nos bébés Tamasabas en détail. À ce stade de développement, ils sont fascinants :
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Ils sont encore presque translucides.
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Leurs yeux paraissent démesurés par rapport au reste de leur corps.
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On distingue bien la poche ventrale (vestige de la vésicule vitelline) et l’ébauche de leur nageoire caudale qui, d’ici quelques semaines, prendra la fameuse forme voilée typique des Tamasabas.
À partir de maintenant, le succès de leur croissance va résider dans des nourrissages très réguliers (plusieurs fois par jour en petites quantités) et une surveillance attentive de la qualité de l’eau de la nurserie, car les petits trous peuvent parfois se colmater avec des algues.
Et vous ? Avez-vous déjà eu la chance d’avoir des naissances de Tamasabas ou de Koïs dans votre bassin ? Quelles sont vos astuces pour les faire grandir ?
À très vite sur lecoindukoi.com pour suivre l’évolution de nos petits protégés !
